Pièces auto sur Internet, une grosse économie d’argent

Internet permet de grosse économie d’argent pour les pièces autos

 

Au cœur du secteur très concurrentiel de la vente de pièces auto, les acteurs historiques – constructeurs et concessionnaires – doivent composer avec de nouveaux venus nés du bouillonnement d’Internet. Ces pure players chahutent allègrement le marché de la pièce et de l’accessoire automobile, favorisant le e-commerce par rapport au réseau classique et faisant le bonheur des consommateurs qui, eux, dépensent moins.

 

L’auto pièce par pièce

 

La sphère de l’après-vente n’échappe pas aux difficultés de l’industrie automobile. Les ménages, confrontés depuis quelques années à une réduction drastique de leur pouvoir d’achat, coupent dans les dépenses liées à leur automobile, en reportant les interventions les moins urgentes et en fouinant pour trouver les pièces aux coûts les plus intéressants.

 

Dans le secteur de l’après-vente auto, les coûts sont en hausse pour deux raisons structurelles :

  •         Des prestations de plus complexes, liées à des technologies embarquées toujours plus performantes, qui nécessitent une main d’œuvre de plus en plus qualifiée, tirant vers les prix vers le haut ;
  •         Des pièces détachées dont le prix est régulièrement en hausse, notamment sur les pièces soumises au monopole des constructeurs.

 

Concrètement, cela signifie que la résistance de la vente au détail d’équipements automobiles s’explique non par une croissance organique, mais par une hausse du prix des pièces mécaniques et des interventions mécaniques dont les bénéfices accrus compensent la baisse structurelle du marché.

 

Dans ce contexte, l’essor des pure players sur Internet n’a rien de surprenant. Un spécialiste des pièces auto sur le web peut commercialiser des pièces et accessoires neufs et d’origine à des prix jusqu’à 70% inférieurs à ceux des constructeurs. Autant dire qu’il s’agit du Paradis des automobilistes qui n’ont plus les moyens de vider leurs épargnes pour remplacer un phare.

 

Les pièces auto, un marché en pleine mutation

 

Une étude publiée en 2014 par le cabinet Xerfi témoigne de cette mutation dans le domaine de l’après-vente automobile : redéfini par le e-commerce, mais également par le DIY (« do it yourself » = « fais-le toi-même ») et les dispositifs cross-canal, le marché des pièces, des pneus et des accessoires autos est entré dans une phase de chrysalide.

 

Une petite idée de ce qui en sortira ? Un pouvoir toujours plus grand donné aux consommateurs, par l’effet conjugué de la vente sur Internet, des pure players et des systèmes D nécessaires à la survie du compte en banque. Le pouvoir d’achat est le tyran du quotidien, et les Français y sont soumis : ils partent donc en quête des bonnes affaires et, dans ce domaine, Internet reste imbattable.

 

Tel est prix qui croyait prendre

 

D’où vient le consommateur de pièces auto sur Internet ? En grande partie, des moteurs de recherche. Une étude JDN/Kantar Media Compete France a ainsi démontré que l’origine du trafic sur 10 sites marchands de pièces auto est à regarder du côté de Google et consorts, à 34%. L’e-mailing (8%), la pub en ligne (3%) et les comparateurs de prix (3%) viennent ensuite.

 

En somme, lorsqu’un consommateur est à la recherche d’une pièce de rechange pour sa voiture, il se rend sur un moteur de recherche et tape les mots-clés qui l’intéressent (sans faire de « branding », donc sans préciser une marque ou une autre). Cette démarche vaut pour deux-tiers des recherches et devance largement les comparateurs de prix.

 

Dans la mesure où c’est la question du prix qui est mise en avant par les acheteurs français pour passer du magasin à l’e-commerce (à 61%), on comprend pourquoi le fait de tapoter sur son clavier prend le pas sur la visite des concessionnaires et des garagistes quand il s’agit de trouver une pièce de rechange pour sa guimbarde.

 

L’évolution des pure players

 

Dans une étude de 2013 sur l’essor de la vente en ligne des pneus, la conclusion était que cette révolution digitale du marché n’était pas prête à contaminer la distribution des pièces auto, celles-ci étant trop disparates en tailles, en prix, en taux de rotation et en informations techniques – quand le pneu, lui, standardisé et simple, pouvait au mieux profiter de l’effet web.

 

L’étude se terminait néanmoins sur un avertissement : la capacité des acteurs d’Internet à déployer des solutions dans tous les domaines, et à contrevenir aux difficultés les plus insurmontables. L’avertissement était prophétique : après les pneus, les pièces auto ont logiquement pris leur place sur le vaste marché digital, proposant aux consommateurs un choix, des délais et des tarifs de livraison défiant toute concurrence.

 

De l’avantage de commander ses pièces auto sur Internet

 

De fait, de plus en plus de consommateurs passent par les pure players sur Internet pour trouver leurs pièces de rechange automobile, moins chères et accessibles en quelques clics. Les avantages en sont certes nombreux :

  •         L’économie est substantielle (ces sites proposent des remises importantes, jusqu’à 70% par rapport aux prix pratiqués dans le réseau classique)
  •         Ces pure players ont souvent des centres auto partenaires qui vous montent lesdites pièces (si vous n’êtes pas forcément bricoleur) ; vous ne payez alors que pour la main d’œuvre
  •         Ces sites proposent des pièces de toutes marques et modèles
  •         Des forums sont mis à disposition des utilisateurs pour échanger des conseils bricolage et achat
  •         Les dépenses sont réduites, donc le pouvoir d’achat auto en est augmenté, et le consommateur peut acheter plus de pièces de rechange que s’il l’avait fait par le biais des constructeurs ou des garagistes traditionnels

 

Avantagé par les tarifs, le consommateur hésite moins à changer une plaquette de freins un peu émoussée ou un rétroviseur fêlé – des remplacements qu’il aurait autrement différés pour cause de pouvoir d’achat en baisse. Dans ces conditions, l’achat de pièces auto en ligne tient moins de l’évolution que de la révolution dans un secteur traditionnellement soumis à des monopoles.