Entretien des voitures d’entreprises : comment payer moins cher ?

 

Des astuces pour payer moins cher l’entretien de sa flotte d’entreprise

 

L’entretien d’une flotte de voitures au sein d’une entreprise coûte cher, très cher. Mais des solutions existent : au moment de la prise en charge de la maintenance des véhicules, et aussi largement en amont, grâce à des stratégies d’achat et des comportements au volant qui favorisent des économies globales. On vous dit tout pour que l’entretien de vos véhicules de service vous revienne moins cher.

 

Mieux gérer l’entretien des voitures d’entreprises

 

Pour une entreprise, la maintenance de son parc automobile peut représenter un poste de dépenses important, ainsi qu’une gestion lourde et chronophage. Si les grandes entreprises ont la possibilité de constituer un service interne dédié à cette gestion, ce n’est pas le cas des TPE et PME qui, elles, subissent de plein fouet les coûts d’entretien.

 

Pour autant, ce poste de dépenses ne peut pas être ignoré. Impossible, pour les entreprises, de négliger l’entretien des véhicules de service. Il en va, dans un premier temps, de la sécurité des employés ; et dans un second temps, de leur productivité (une voiture qui tombe en panne ne permettra pas au technicien à domicile de voir beaucoup de clients).

 

Optimiser les coûts de maintenance n’est pas une option : cela peut devenir un objectif de survie financière.

 

La maintenance du véhicule d’entreprise en détails

 

La maintenance du véhicule correspond à l’ensemble des interventions nécessaires pour un bon fonctionnement de celui-ci. Elle regroupe trois aspects :

  •         L’entretien périodique : facilement quantifiable car programmé en fonction des préconisations du constructeur. Il concerne :
  •   la révision ;
  •   la vidange ;
  •   le changement des pneumatiques
  •         L’entretien lié à l’assurance : il est aléatoire car imprévisible, et concerne le plus gros poste de dépenses potentielles. Le plus souvent, l’entreprise passe par les garagistes partenaires du réseau de location, mais elle peut également faire appel à des mécaniciens maison et, pourquoi pas, acheter elle-même ses pièces auto pour un remplacement en interne. On parle de :
  •   remplacer une vitre fêlée (pare-brise avant ou arrière) ou une glace de rétroviseur ;
  •   remplacer une pièce essentielle, comme un élément moteur ;
  •   changer l’embrayage ;
  •   remplacer les essuie-glaces, les coques de rétroviseurs, et tout ce qui peut s’avérer défectueux ;
  •         La remise en état avant restitution au loueur : les corrections souvent minimes que doit prendre en charge l’employeur avant de rendre le véhicule, comme les défauts de carrosserie, le nettoyage intérieur, la remise à niveau des liquides, etc.

 

Qui est responsable de l’entretien de la flotte ?

 

Il existe une différence entre véhicule de service (ou de société) et véhicule de fonction :

  •         Le véhicule de service est utilisé par le salarié à des fins exclusivement professionnelles – plusieurs salariés peuvent prendre le volant du même véhicule ;
  •         Le véhicule de fonction peut être utilisé par le salarié à des fins à la fois professionnelles et personnelles (par exemple, pour faire le trajet entre son domicile et le lieu de son travail ou de ses interventions).

 

De façon générale, c’est l’employeur qui prend en charge l’intégralité de l’entretien des voitures de sa flotte. Mais il peut, dans le cas du véhicule de fonction, en déléguer l’entretien à son utilisateur, s’il l’en a informé préalablement.

 

De son côté, le salarié conducteur est également soumis à des obligations dès lors qu’il prend possession d’un véhicule fourni par sa société :

  •         Surveiller les niveaux (huile moteur, liquide de frein et de refroidissement) ;
  •         Contrôler la pression des pneus et leur usure ;
  •         Veiller au bon fonctionnement des feux, des clignotants, des rétroviseurs, des essuie-glaces, du klaxon, etc. ;
  •         Amener le véhicule aux entretiens et aux révisions périodiques dans les temps, suivant les préconisations indiquées dans le carnet d’entretien fourni à l’entreprise ; ces frais sont pris en charge par l’employeur.

 

Les solutions pour réduire les coûts de maintenance immédiats

 

Des solutions existent pour optimiser les coûts d’entretien de sa flotte professionnelle. En voici quelques exemples :

  •         Aller voir du côté des loueurs indépendants : ils pratiquent des tarifs d’entretien courant de 15 à 20% moins chers que ceux des réseaux constructeurs.
  •         Développer son propre réseau de mécaniciens, et/ou constituer son propre stock de pièces auto sur Internet pour les faire installer à des coûts moins élevés.
  •         Adapter sa gestion à la taille de sa flotte : gérer 50 ou 500 véhicules n’implique par les mêmes responsabilités, ni les mêmes coûts. Outre la taille, il faut également prendre en compte la dispersion : une PME avec quelques dizaines de véhicules, mais disséminés dans toute la France, se confrontée à une gestion plus complexe.
  •         Veiller à une moindre usure des pneus : un véritable défi pour les entreprises. Leur usure dépend du comportement des conducteurs, et cette variable est essentielle dans le budget d’entretien d’une flotte d’entreprise compte tenu du coût unitaire et de la fréquence de remplacement. Il est également possible de permuter les pneus avant et arrière tous les 8 000 à 10 000 km, les premiers s’usant plus vite que les seconds.
  •         Des formations d’éco-conduite sont volontiers prodiguées (ou conseillées) par les entreprises à leurs salariés conducteurs. Les gains peuvent être majeurs :
  •   en sécurité ;
  •   en écologie ;
  •   en gestion (assurance, consommation de carburant, moindre usure des véhicules donc moins d’entretien, etc.).

 

Les solutions pour réduire les coûts globaux en amont

 

Enfin, des solutions de long terme sont de plus en plus privilégiées par les entreprises, surtout les plus importantes en taille :

  •         La mise en place d’une équipe dédiée à la gestion interne. L’avantage, c’est qu’un tel service, soucieux de ne pas plomber financièrement l’entreprise, ne facture que le nécessaire. L’inconvénient, c’est que la société perd en visibilité sur les tarifs pratiqués, rendue possible par un lien solide avec les réseaux constructeurs.
  •         La gestion externe : l’entretien de la flotte est confié à un prestataire. Celui-ci prend en charge l’ensemble de la logistique des différents postes de maintenance. Les avantages : réduction des coûts salariaux, accès à un vaste réseau de lieux de dépannage. L’inconvénient : la gestion externe coûte cher et n’est pas viable pour les petites structures.
  •         Une solution alternative consiste à privilégier des contrats de location de moins de 12 ans, contre 3 ans en moyenne : le gain immédiat, c’est que l’entreprise n’a plus à se soucier des questions d’entretien, car ces questions ne se posent généralement pas sur une période aussi courte.

 

Quelle que soit votre solution à moyen ou long terme pour optimiser vos coûts d’entretien de voitures d’entreprises, gardez à l’esprit que c’est avant tout la sécurité de vos salariés au volant qui compte plus que tout. Les économies ne justifient pas les risques. Et un salarié qui se sent bien protégé par son employeur pourra aussi rouler mieux, et vous faire faire des économies de court terme.