Rétroviseur abîmé ou cassé, changez-le !

Rétroviseur cassé : que faire ?

 

Sur une voiture, le rétro est particulièrement vulnérable. Il suffit de passer par une ruelle un peu trop étroite, qu’un piéton marche trop près ou qu’un autre véhicule se colle au vôtre paisiblement stationné… et crac ! Sans même évoquer les actes de malveillance, toujours possibles. Que faire en cas de rétroviseur cassé ? L’assurance prend-elle ces réparations en charge ? Peut-on le remplacer soi-même ?

 

Le rétro dans le viseur

 

A la question : peut-on rouler avec un rétroviseur cassé ? La réponse est : logiquement, pas du tout. Même si vous n’êtes pas un forcené du rétro depuis que le moniteur de l’auto-école n’est plus à côté de vous pour vous en faire la remarque, il faut reconnaître que les rétroviseurs, tous les rétroviseurs, ont une importance cruciale. Car ils offrent une visibilité sur ce qui se passe derrière.

 

Oui, même le rétro droit, celui qui vous regardez le moins souvent parce que personne n’est censé vous doubler de ce côté ! Pour autant, vous sortez parfois d’une place de parking vers la droite ; et sur autoroute, ce rétro se montre très utile. En bref, non, aucun rétroviseur n’est dispensable.

 

Le code de la route stipule que les rétroviseurs gauche et intérieur sont obligatoires pour toutes les voitures, tandis que le droit reste dans le flou. En tout état de cause, un agent de police pourra vous verbaliser si votre rétroviseur gauche est cassé ou que la visibilité prodiguée par le miroir est corrompue.

 

Par question, donc de rouler sans. D’autant qu’il est désormais facile de réparer, qu’on choisisse de passer par un professionnels ou qu’on achète ses rétroviseurs en ligne pour les monter soi-même ou pour les faire installer par un garagiste.

 

L’assurance assure-t-elle ?

 

Il n’existe pas d’assurance rétroviseur dédiée, mais il est possible d’imposer une clause de garantie au moment de la signature du contrat. Tout dépend ensuite des circonstances de l’accident et du responsable. Le propriétaire du véhicule prend en charge les réparations si le responsable n’est pas identifié. Pour pouvoir bénéficier de l’assurance, il faut prendre le causeur de trouble sur le fait et noter son immatriculation.

 

Les assurances tout risques, ou celles qui incluent une garantie dommage associée au vol ou aux bris de glace, prennent (souvent, mais pas toujours) en charge le remboursement des réparations. A ceci près que la prise en charge concerne le plus souvent le miroir seulement, et non la coque du rétroviseur si elle a été brisée dans l’accident. (Re)lisez bien votre contrat d’assurance pour vous en assurer.

 

Si votre voiture a des rétroviseurs techniquement très évolués, il peut être intéressant de demander à votre assurance une garantie « options et accessoires », qui peut jouer dans le cas d’un accident ou d’un acte de vandalisme y compris si le responsable n’est pas identifié.

 

Rétro cassé, rétro changé

 

Un rétroviseur se compose des parties suivantes :

  •         La coque plastique extérieure
  •         Le miroir
  •         Un filament qui adhère au miroir pour la fonction de dégivrage
  •         Un moteur électrique pour le réglage à distance (sauf anciens modèles de voiture)

 

Pour changer son rétroviseur, trois solutions existent : aller chez un garagiste ou un centre auto (solution rapide mais coûteuse), le faire soi-même s’il ne s’agit que du miroir à changer et que la coque est en bon état, ou acheter soi-même la pièce et la faire monter par un professionnel (solution économique).

 

Si vous souhaitez le faire vous-même :

  •         Pour changer le miroir, il suffit d’enlever doucement l’ancien ou les morceaux de l’ancien à l’aide d’un tournevis, d’installer le nouveau miroir et de rebrancher les connexions s’il y en a ;
  •         Si la coque du rétroviseur est cassée, et en attendant un remplacement complet, vous pouvez dépanner avec du ruban adhésif et des colliers en nylon. Attention, car ce type de bricolage peut être sanctionné par la police et, surtout, vous ne passerez pas le contrôle technique.

 

Les coûts, eux, sont très variables selon le type de rétroviseur :

  •         Pour un rétroviseur manuel, entre 50 et 70€
  •         Pour un rétroviseur électrique, entre 60 et 250€
  •         Pour un rétroviseur électro chrome ou détecteur d’angle mort, autour de 500€

 

L’essentiel, quelle que soit la solution choisie pour le remplacement, est de ne pas rester trop longtemps sans rétro : pour éviter une contredanse, bien sûr, mais surtout et avant tout pour assurer votre visibilité arrière et vous prémunir contre les véhicules (les motos, par exemple) qui peuvent débouler sur les côtés sans prévenir.